Le président argentin Javier Meyli a annoncé le changement de nom de la rue « Palestine » en rue « Famille BIBAS » à Buenos Aires

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Nous saluons la proposition audacieuse et profondément symbolique des responsables politiques et citoyens argentins de renommer la rue Palestine à Buenos Aires en rue de la famille Bibas . Ce geste, à la fois poignant et politiquement significatif, rend hommage à l’enlèvement et au meurtre barbare de Shiri Bibas, une mère argentino-israélienne, et de ses deux enfants , Kfir, âgé de 9 mois, et Ariel, âgé de 4 ans – un crime qui a bouleversé le monde.
Avec cette proposition, l’Argentine donne l’exemple au monde entier en montrant comment répondre fermement à un terrorisme d’une ampleur comparable à celle du 7 octobre. Mais il s’agit aussi de l’histoire du pays, marquée par trois décennies d’attaques terroristes contre sa communauté juive – la plus importante d’Amérique du Sud. Il est donc tout à fait normal que les dirigeants argentins prennent une position qui attire l’attention internationale et affirme que trop, c’est trop.
L’Argentine, Israël et les États-Unis partagent des ennemis communs en la personne du Hezbollah et de l’Iran, auteurs de l’attentat terroriste le plus meurtrier d’Argentine : l’attentat à la bombe contre le centre juif AMIA à Buenos Aires en 1994, qui a fait 85 morts et 300 blessés. Aujourd’hui, ces mêmes forces ont joué un rôle dans le massacre d’une famille argentino-israélienne par le Hamas.
Au-delà de l’hommage rendu à la famille Bibas, la suppression du nom de la rue Palestine revêt une signification politique plus profonde. Comme l’a expliqué le maire adjoint Yamil Santoro , les dirigeants palestiniens ont laissé des groupes terroristes comme le Hamas s’approprier leur identité nationale. « Je ne pense pas que Buenos Aires doive reconnaître une telle entité », a déclaré M. Santoro.
Pour avoir pris cette position, les dirigeants argentins ont été victimes de menaces et d’intimidations. L’American Jewish Congress salue le maire adjoint Santoro et le maire de Buenos Aires, Jorge Macri, pour leur soutien indéfectible à Israël malgré ces pressions. Le maire Macri a rejoint l’American Jewish Congress lors de la Conférence internationale des maires à Jérusalem en 2019. Son cousin, l’ancien président Mauricio Macri, a travaillé en étroite collaboration avec le président de l’American Jewish Congress, Jack Rosen, afin de renforcer les liens entre l’Argentine, Israël et les États-Unis.
Le président argentin Javier Milei a décrété une journée de deuil national en hommage aux bébés Bibas, réaffirmant ainsi son soutien indéfectible à Israël. Il est devenu le premier chef d’État argentin à se rendre en Israël en temps de guerre, marquant son premier voyage officiel depuis son entrée en fonction. Sur place, il s’est engagé à transférer l’ambassade d’Argentine à Jérusalem. Sa position inébranlable contre le terrorisme et son soutien indéfectible au peuple juif envoient un message fort : l’Argentine ne restera pas silencieuse face aux atrocités.
Alors que Buenos Aires se prépare au débat du 1er mars sur le changement de nom, nous exhortons tous les responsables, quelle que soit leur orientation politique, à saisir cette occasion pour honorer la mémoire de Shiri Bibas et de ses enfants. C’est l’occasion d’envoyer un message clair : le monde condamne les atrocités du 7 octobre, et aucune cause ne saurait justifier le massacre de femmes, d’enfants et de personnes âgées innocents.

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3 Commentaires

  1. David 92 dit :

    Un peu d’histoire…
    EVITA PERON était elle antisémite ?

     » La question de l’antisémitisme d’Eva Perón (et du régime péroniste en général) est un sujet complexe qui fait encore l’objet de débats entre historiens. Il n’y a pas de réponse binaire, car le dossier présente des contradictions majeures.
    ​Voici les points clés pour comprendre cette controverse :
    ​Les arguments « à charge »
    ​Refuge des nazis : Le grief le plus lourd contre le couple Perón est d’avoir facilité l’entrée en Argentine de criminels de guerre nazis (comme Adolf Eichmann ou Josef Mengele) après 1945 via les « ratlines » (filières d’évasion).
    ​Influences idéologiques : Le péronisme précoce puisait une partie de son inspiration dans les mouvements autoritaires européens des années 1930, qui incluaient souvent des éléments antisémites.
    ​Proximité avec l’Axe : Avant de déclarer la guerre à l’Allemagne très tardivement (mars 1945), l’Argentine a maintenu une neutralité perçue comme bienveillante envers les puissances de l’Axe.
    ​Les arguments « à décharge »
    ​Reconnaissance d’Israël : L’Argentine de Perón a été l’un des premiers pays à reconnaître l’État d’Israël en 1949. Evita a personnellement envoyé de l’aide humanitaire (nourriture et vêtements) via sa Fondation pour les immigrants juifs arrivant en Israël.
    ​Intégration politique : Perón a été le premier président argentin à permettre à des citoyens juifs d’occuper des postes de haute fonction publique. Il a également créé l’OIA (Organisation Israélite Argentine) pour intégrer la communauté au mouvement péroniste.
    ​Discours publics : Dans ses écrits et discours, Evita ne tenait pas de propos ouvertement antisémites. Elle se concentrait sur la lutte des classes (« les nantis » contre les « sans-chemise ») plutôt que sur des critères raciaux ou religieux.
    ​Le verdict des historiens
    ​La plupart des chercheurs contemporains, comme l’historien Raanan Rein, suggèrent que les Perón étaient avant tout des pragmatiques.
    ​S’ils ont accueilli des nazis (pour leurs compétences techniques ou par affinité idéologique anti-communiste), ils ont simultanément courtisé la communauté juive argentine pour consolider leur base électorale et leur image internationale.
    ​En résumé : On ne peut pas qualifier Evita d’antisémite militante au sens idéologique du terme, mais on peut lui reprocher (ainsi qu’à son mari) une indifférence morale opportuniste concernant l’origine des criminels de guerre accueillis dans le pays « .

  2. joseparis dit :

    Le président Javier Milei est de la trempe d’un Trump. Cela nous change de ce que l’on a chez nous.

  3. Ben dit :

    Javier pour l’éternité

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