Meurtre de Quentin Deranque : La racaille LFI Raphaël Arnault aurait demandé à un suspect de supprimer l’historique de ses appels
Le député insoumis aurait cherché à masquer ses échanges avec des membre de la Jeune Garde, suspectés d’avoir tué Quentin Deranque en février dernier à Lyon.
L’enquête sur le lynchage à mort de Quentin Deranque a connu un nouveau rebondissement ce jeudi 24 septembre avec l’interpellation de huit nouvelles personnes. Selon les informations de Jean Bexon, journaliste de Boulevard Voltaire et chroniqueur assidu de l’affaire, l’un d’eux aurait même été en contact direct avec le député La France insoumise Raphaël Arnault.
« Un des nouveaux mis en examen a eu des échanges avec le député Raphaël Arnault sur l’application Signal. Le parlementaire LFI lui a demandé de supprimer les données d’appel », écrit notre confrère sur son compte X. La raison serait la suivante : « Certains ex-cadres de la Jeune Garde en veulent à Raphaël Arnault de ne pas avoir démissionné de son poste par solidarité antifasciste aux « »camarades lyonnais qui ont fait de l’auto défense ». »
Fondateur du groupuscule antifasciste La Jeune Garde en 2018, Raphaël Arnault s’était mis en retrait après la mort de Quentin Deranque, tabassé à mort à Lyon le 12 février dernier lors d’un affrontement avec des membres du groupe d’extrême gauche, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan. En cause, la présence de deux de ses collaborateurs parlementaires parmi les sept individus inculpés dès le 19 février dans le cadre de l’enquête pour homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs dans l’intention de commettre un délit. L’un d’eux, Jacques-Élie Favrot, est soupçonné d’avoir lui-même asséné des coups au jeune homme. Deux autres suspects ont rejoint la liste début mars. Avec ces huit autres personnes, cela fait donc 17 individus mis en cause.

Long silence médiatique de Raphaël Arnault
Le député du Vaucluse était réapparu le 21 juin dernier lors de la Fête de la Musique, aux côtés des ténors insoumis, dont Jean-Luc Mélenchon, lequel n’a jamais retiré son soutien à l’ancien chef de La Jeune Garde. Les huit nouvelles personnes interpellées mardi sont « soupçonnées d’avoir participé aux rixes, aux diverses violences du jour, mais pas d’avoir porté les coups mortels », selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP.
Ces nouveaux messages accréditeraient l’idée selon laquelle Raphaël Arnault n’a jamais vraiment rompu avec la mouvance antifasciste. Au demeurant, il a fondé le groupe Éteignons la flamme-Génération antifasciste au mois de janvier dernier. Ce mouvement est destiné à « combattre le RN dans la rue » a inauguré son action par une soirée en janvier dernier à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, marquée par la présence de Jean-Luc Mélenchon. Il a vocation à supplanter La Jeune Garde, officiellement dissoute le 13 juin 2025 en Conseil des ministres.
Source Le JDD

