« Il était lié à Daesh » : un attentat contre le pape Léon XIV aurait été déjoué lors de sa visite au Liban

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Un membre de Daech aurait été arrêté par l’armée libanaise, alors qu’il effectuait des repérages en vue d’un possible attentat avant la visite du pape Léon XIV au Liban, l’hiver dernier. Une arrestation tenue secrète, dont les circonstances restent encore floues.
L’information circule encore discrètement, mais commence malgré tout à se répandre. Un attentat contre le pape Léon XIV aurait été déjoué lors de sa visite au Liban, en novembre et décembre derniers. Difficile de trouver des personnes qui acceptent de s’exprimer ouvertement sur l’événement. Du moins officiellement.
Un Syrien, lié à Daesh
Sous couvert d’anonymat, une source proche des milieux militaires confirme : « Il s’agit d’un Syrien. Il était lié à Daesh et il avait même des responsabilités au niveau local. Certains parlent d’un dirigeant éminent [un média libanais a avancé le nom de al-Daamachi, l’un des cadres de Daech]. Il a passé plusieurs années en prison du temps de Bachar el-Assad et a retrouvé la liberté lorsque les prisons se sont ouvertes, à la chute du régime. »
Il aurait alors pris la direction du Liban où il serait arrivé illégalement et où il aurait planifié de tuer le Souverain Pontife au cours de son premier voyage apostolique effectué en Turquie et au Liban. Il n’est pas clair à ce stade si son acte était commandité ou s’il a agi de sa propre initiative. Les détails à ce niveau divergent. Une chose semble acquise : il a été arrêté dans le nord du Liban. Une autre source, toujours sous couvert d’anonymat précise : « Il aurait été arrêté à Tripoli, même si certaines personnes parlent de Batroun, mais ce n’est pas sûr. »
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En reconnaissance de l’itinéraire du Pape
Ce qui semble certain, en revanche, c’est que le terroriste a été arrêté par l’armée libanaise. Une source sécuritaire ajoute : « Il a été repéré par le B2 de l’armée, le deuxième bureau [le renseignement militaire] alors qu’il effectuait des repérages pour voir quel était le meilleur endroit pour passer à l’action. II reconnaissait l’itinéraire que devait emprunter le cortège papal pour chercher les failles dans le dispositif de sécurité. Dès lors, il a été surveillé et finalement arrêté. »
Si certains prétendent que l’arrestation a eu lieu récemment, la source sécuritaire affirme : « Il a été arrêté il y a un certain temps. L’information ne devait pas être rendue publique. Mais il y a eu une fuite. »
Une source autorisée commente : « Le timing concernant cette révélation pose question. Si des raisons sécuritaires, ou diplomatiques, peuvent justifier cette discrétion, le fait de faire fuiter cela aujourd’hui interroge. Il est probable que quelqu’un qui savait, et qui aurait dû garder le silence sur cette affaire, a voulu se mettre en avant par prétention ou par intérêt financier. »
Des interrogations en suspens
Un spécialiste des questions politiques chuchote, en demandant que son identité ne soit pas révélée : « Il est toujours bénéfique de pouvoir dire qu’on a empêché un attentat, surtout contre une personnalité telle que le pape. Plus exactement, en l’occurrence, si l’on en croit les propos du terroriste lui-même, il aurait prévenu ses chefs que les mesures de sécurité étaient tellement importantes qu’il ne pouvait pas passer à l’action. Sérieusement, vous êtes convaincue ?! »
Et l’homme de conclure : « Dans tous les cas, il faut suivre cette histoire. Soit l’arrestation devait être tenue secrète et il serait intéressant de savoir pourquoi. Dans quel but ? En vue de quel éventuel marchandage ou de quelle négociation ? Soit, cet événement est relaté volontairement aujourd’hui afin de valoriser le travail de l’État à un moment où le focus est de nouveau sur le pape avec son voyage en France. Une telle opération de communication, si telle est l’explication, mérite d’être scrutée. »
Source Valeurs Actuelles

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