«On n’est pas là pour sortir le drapeau palestinien» : le nouveau maire d’Avignon fustige la politisation du Festival

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Le nouveau maire divers droite d’Avignon, Olivier Galzi, estime que la cause palestinienne a pris une place trop importante lors de la dernière édition du Festival d’Avignon. Il juge que le grand rendez-vous du théâtre ne doit pas devenir une tribune politique.
Des manifestants pro-palestiniens devant le palais des Papes d’Avignon
La cause palestinienne a été trop présente l’an dernier au Festival d’Avignon, estime le nouveau maire divers droite de la ville, Olivier Galzi. Invité mardi 14 avril sur France Inter, l’élu déplore la place occupée par ce sujet lors de la précédente édition du festival, l’un des plus importants rendez-vous théâtraux au monde. Selon lui, l’événement n’a pas vocation à devenir une tribune politique. « On n’est pas là pour sortir le drapeau palestinien », déclare-t-il, tout en précisant ne pas avoir assisté à l’édition 2025.
« J’ai été choqué l’an dernier par l’utilisation qui a pu être faite partiellement du Festival d’Avignon pour évoquer de manière trop poussée la question palestinienne », ajoute Olivier Galzi. Il évoque également un incident survenu la semaine dernière lors de la présentation de la programmation de la prochaine édition, durant lequel un drapeau palestinien aurait été brandi. « Le directeur du festival s’en est lui aussi ému et a sorti la personne qui avait fait ça, et il a eu raison », souligne-t-il. Pour le maire, la culture doit rester un espace de « rassemblement et non de division ».
De fait, l’édition 2025 avait été marquée par une forte présence de la cause palestinienne, dès la cérémonie d’ouverture. « Alors même que le Festival d’Avignon commence, le gouvernement d’extrême droite d’Israël poursuit ses attaques contre Gaza », avait alors déclaré le directeur lors de son discours inaugural. Le 5 juillet, premier jour du festival, quelques centaines de manifestants s’étaient alors rassemblés place de l’Horloge en soutien au peuple palestinien, dénonçant un « génocide » à Gaza. D’autres mobilisations avaient été organisées dans les jours suivants, notamment sur le parvis du palais des Papes, où environ 800 personnes avaient réclamé un cessez-le-feu et la reconnaissance d’un État palestinien. Plusieurs figures du milieu du théâtre, directeurs de salles, metteurs en scène, comédiens, figuraient parmi les participants. Dans le prolongement de ces mobilisations, une rencontre avait également été organisée à la Maison Jean-Vilar sous la forme d’un débat intitulé « Voix palestiniennes – voix de résistance », porté par des proches de L’Humanité et du média en ligne Orient XXI. La présence de la cause palestinienne dans la programmation du Festival d’Avignon n’est toutefois pas nouvelle, celle-ci s’inscrivant de manière régulière dans la programmation depuis près de vingt ans.
Source Le JDD

Le 16 octobre 2019, il suscite une polémique après avoir comparé le hijab à l’uniforme des SS
« Vous voyez bien que la loi de 1905, c’est ce qu’explique le président, elle ne répond pas à cette problématique-là, est-ce qu’il n’est pas là, justement, le problème, la difficulté, est-ce qu’il ne faudrait pas le déplacer et dire : c’est pas un signe religieux qu’on veut interdire ou étendre l’interdiction d’un signe religieux, estime-t-il. C’est un signal politique, comme on interdit un uniforme SS, tout simplement, voilà. »

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