Pourquoi Binyamin Netanyahou doit rester Premier ministre d’Israël
Par Guy Millière
Binyamin Netanyahou n’est pas irremplaçable et n’est pas éternel. Il a pu commettre des erreurs. La signature de l’accord de Wye River en 1998 en est une, et lui a sans doute coûté la victoire en 1999 et permis l’arrivée au pouvoir d’Ehud Barak, qui a décidé du retrait d’Israël du Sud Liban, et qui a perdu le pouvoir un an et demi plus tard. Mais de mars 2009 à aujourd’hui, il s’est conduit en très grand homme d’État, et on a pu voir ce que ses adversaires feraient au pouvoir lorsqu’il a dû céder la place au lamentable duo Naftali Bennet-Yair Lapid entre juin 2021 et décembre 2022.
On a pu voir aussi plusieurs fois que la gauche israélienne avait, depuis, graduellement glissé vers des comportements irresponsables et mettre en danger la sécurité d’Israël, et cela s’est vu très amplement de décembre 2022 à octobre 2023. Pendant cette période, la gauche israélienne a multiplié les manifestations anti-Netanyahou, qui se sont plusieurs fois transformées en émeutes. Des appels à la désobéissance civile et au refus de mobilisation des réservistes ont été lancés, entre autres par Ehud Barak, qui a montré qu’il était désormais un gauchiste dangereux pour son pays. Le gouvernement Netanyahou a été accusé par la gauche israélienne de vouloir détruire la démocratie parce qu’il voulait réformer le statut de la Cour suprême israélienne, qui fonctionne depuis des années comme un contre-pouvoir de gauche, souvent au service des ennemis d’Israël, et outrepasse régulièrement les droits et les prérogatives d’une cour suprême digne de ce nom.
L’atroce massacre du 7 octobre 2023 a mis fin aux manifestations et émeutes qui, ce doit être rappelé, ont été financées par l’administration Biden, qui a ensuite tout fait pour entraver l’action d’Israël, qui a dû mener la guerre sur sept fronts et a dû tout à la fois affronter le Hamas, tenter d’obtenir la libération des otages capturés le 7 octobre 2023, mener la guerre contre le Hezbollah, riposter aux milices Houthi, riposter aussi aux attaques du régime iranien. La gauche israélienne a plusieurs fois accusé le gouvernement israélien et Binyamin Netanyahou de mettre en priorité la guerre contre le Hamas et pas la libération des otages, ce qui était odieusement faux. Le Hamas est une organisation criminelle à buts génocidaires et doit être détruite totalement, et n’a jamais eu que faire de la vie des otages, on n’a cessé de le voir. Il n’a libéré des otages que sous pression intense, et n’a libéré les derniers otages que sous pression de Donald Trump revenu au pouvoir, et en échange d’une promesse faite par Donald Trump de lui éviter l’écrasement. Et en échange de la libération des derniers otages encore vivants, Israël a dû libérer des terroristes abjects qui auraient tous mérité la peine de mort et l’exécution immédiate (le Hamas avait aussi dit accepter de se désarmer et ne l’a pas fait, ce qui devrait entraîner la mise en œuvre de sa destruction totale, qui a été trop longtemps différée).
Il y a eu ensuite la nécessité pour Israël de mener la guerre davantage encore contre le Hezbollah, puis contre le régime iranien, et Israël a mené la guerre seul contre le Hezbollah et la guerre contre le régime iranien au côté des Etats-Unis en juin 2025 et en mars 2026. Donald Trump a arrêté l’armée israélienne au Liban, et en Iran. D’un bout à l’autre de ce qui s’est passé depuis le 7 octobre, Binyamin Netanyahou s’est conduit en chef de guerre et en grand homme d’État, et cela n’a pas toujours été facile. Il a dû accepter des changements de comportement et des limites fixées par Donald Trump : il n’avait pas le choix, il ne pouvait pas perdre le soutien de Trump. Il a dû recevoir les propos très douteux de JD Vance sur Israël et sur le Mossad sans réagir de manière majeure, pour la même raison.
Des élections auront bientôt lieu en Israël. Binyamin Netanyahou conduit à nouveau la liste du Likoud et entend rester premier ministre. La gauche israélienne l’a accusé plusieurs fois d’avoir une responsabilité dans l’attaque du 7 octobre et a dit qu’il devait assumer et démissionner. La gauche israélienne souhaite haineusement depuis très longtemps le départ de Binyamin Netanyahou. L’État profond israélien, qu’elle tient très largement, et qui est étroitement lié au Parti Démocrate américain, souhaite la même chose. Binyamin Netanyahou est traîné en justice depuis fin 2019, pour des motifs entièrement spécieux qui, comme l’a montré le grand juriste américain Alan Dershowitz, relèvent de la justice politique (accuser quelqu’un d’avoir reçu en cadeau d’un ami très riche du champagne et des cigares, et l’accuser d’avoir demandé à l’éditeur d’un journal – Yedioth Ahronoth – et au directeur d’un site d’information – Walla – d’être moins négatifs à son égard ne vaudrait de poursuite à aucun dirigeant politique d’une démocratie occidentale, et l’accuser d’avoir accordé des avantages réglementaires à une société de télécommunications, Bezeq, est sans aucun fondement, j’ai déjà écrit des articles sur ce sujet). Binyamin Netanyahou a dû comparaître devant un tribunal pendant toute la guerre, au détriment de la nécessité pour lui de prendre des décisions cruciales pour Israël, et la justice israélienne a donc porté gravement atteinte à la sécurité du pays. Les accusations ignobles portées contre Netanyahou par la très frelatée Cour Pénale Internationale – sein de laquelle siège l’inexistant État de Palestine, ne suffiraient donc pas !
Comme si cela ne suffisait pas, non, le quotidien israélien d’extrême gauche Haaretz a tenu à en rajouter, et a publié les « résultats » d’une pseudo enquête qui l’accusent maintenant d’avoir été prévenu par Mohamed ben Zayed, président des Émirats Arabes Unis, de l’imminence d’une attaque du Hamas plusieurs jours avant le 7 octobre, et de n’avoir pas réagi. Des accusations disent aussi qu’il a pris tout son temps pour réagir le matin du 7 octobre. Rien de tout cela n’est fondé, là encore, mais ce n’est pas ce qui compte pour Haaretz et pour les calomniateurs. Le but de la calomnie n’est pas de dire la vérité, mais de salir, déstabiliser et épandre des rumeurs. Et les rumeurs n’ont cessé de s’épandre depuis la publication des « résultats » susdits. Tous les commentateurs anti-israéliens, sur la planète entière ont repris et disséminé les « résultats ». Les opposants à Netanyahou n’ont pas été en reste et n’ont eu aucun scrupule. Yair Golan, qui est à la tête du mouvement de gauche HaDemokratim, a accusé Netanyahu d’être un « danger pour Israël ». Gadi Eisenkot, qui dirige Yashar !, mouvement de centre gauche, a dit que Netanyahou avait « ignoré » ce que lui avait dit ben Zayed. Naftali Bennett, qui dirige modestement Bennett 2026, et est l’allié de Yesh Atid, autre parti de centre gauche, a carrément dit que Netanyahou avait une « responsabilité personnelle directe » dans les morts du 7 octobre. Ces gens n’ont aucun scrupule, non, et aucune décence morale. Haaretz est un journal empli de sales idées qui coûtent la vie à des Israéliens chaque année et qui diffuse ses sales idées de manière souvent très sale. Je sais qu’il y a des Israéliens gauchistes hostiles à l’existence d’Israël (j’ai lu l’ignoble Shlomo Sand), et je sais, hélas, qu’ils n’ont aucune limite (mais les gauchistes n’ont souvent aucune limite). Tous les faits établis montrent que Binyamin Netanyahou n’était au courant de rien jusqu’au matin du 7 octobre et n’avait pas été averti de quoi que ce soit par les services de renseignement militaires israéliens, et les faits montrent aussi que dès qu’il a été informé, il a réagi immédiatement, mais pour certains, qu’importent les faits pourvu qu’on ait la haine.
Sans que ce soit un hasard, une campagne de déstabilisation d’Israël a été lancée au même moment en Europe. Des habitants juifs de Judée-Samarie (appelés « colons » par les journalistes antisémites occidentaux : il faut être antisémite pour appeler « colons » des Juifs vivant sur une terre juive où des Juifs ont vécu sans interruption depuis trois mille ans) sont censés avoir agressé des Arabes (je ne les appelle pas Palestiniens, car le « peuple palestinien » a été inventé en 1964 par le KGB, et les Arabes qui se disent « palestiniens » ont dû apprendre qu’ils étaient « palestiniens » : ils ne pouvaient pas le savoir avant l’invention du « peuple palestinien», qui n’a jamais existé : j’ai écrit un livre à ce sujet avec mon ami David Horowitz : Comment le peuple palestinien fut inventé1).
La réalité est que les Arabes cherchent à tuer des Juifs et que les Juifs se défendent. Il y a sans doute quelques Juifs qui agressent des Arabes parce qu’ils en ont assez des agressions et des meurtres de Juifs perpétrés par des Arabes en Judée-Samarie, mais ils sont tout juste une poignée (j’en atteste, car je me suis rendu dans des villages juifs de Judée-Samarie, j’y ai des amis, et je sais qui sont les agresseurs et les agressés, et pourquoi les habitants de ces villages montent la garde sans cesse).
Sans que ce soit un hasard non plus, le Royaume-Uni et la France ont lancé une campagne de boycott anti-israélien ces jours derniers. Ed Milliband, juif de gauche anti-juif favorable à la création d’un État terroriste « palestinien », secrétaire socialiste britannique aux Affaires étrangères, a, au nom du gouvernement britannique, décidé de sanctions contre les villages juifs de Judée-Samarie, disant qu’ils sont sur des « territoires illégalement occupés » (ce qui est une falsification des faits : ces territoires ont été envahis militairement par la Jordanie en 1948-49, débarrassés de la présence jordanienne en 1967, et pour partie – mais pas totalement – concédés à l’organisation terroriste appelle OLP et devenue Autorité Palestinienne en 1994, suite aux désastreux accords d’Oslo, mais les villages juifs ne sont pas sur des territoires occupés par l’Autorité Palestinienne, et ont souvent une histoire très ancienne) et qu’ils « détruisent » la perspective de création d’un État (terroriste) palestinien. Il a ajouté que les Israéliens présents en Judée-Samarie voulaient un « nettoyage ethnique », ce qui le rend, lui, Ed Milliband, absolument répugnant : ce sont les dirigeants palestiniens et leurs soutiens qui veulent un territoire épuré ethniquement, puisqu’ils le veulent judenrein, sans Juifs comme disait Adolf, l’un des Européens qu’ils admirent (Mein Kampf est un best seller dans les territoires du Judée-Samarie occupés par l’Autorité Palestinienne). Qu’un Juif de gauche soit favorable à la création d’un État terroriste musulman (qui serait vite dominé par le Hamas) et accuse Israël de nettoyage ethnique montre qu’il a tourné le dos aux valeurs les plus essentielles du judaïsme et qu’il est un traître.
Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères français, qui est toujours prêt à agresser verbalement Israël, a tenu des propos similaires à ceux de Milliband. Je le soupçonne d’être légèrement antisémite, mais au moins il n’est pas juif. Il a parlé de « territoires palestiniens occupés » (ce qui est tout aussi faux que ce que dit Milliband : nul territoire de Judée-Samarie n’est « palestinien », pas même ceux occupés par l’Autorité Palestinienne) et de « colonies israéliennes illégales » (les villages juifs de Judée-Samarie sont des villages juifs, pas des colonies, non, ils ne prennent la terre de personne, et ils ne sont en aucune façon illégaux).
Barrot et Milliband sont les figures de proue d’un appel au boycott plus large et soutenu en tout par douze pays, en tête desquels on trouve l’Espagne et l’Irlande (les deux pays les plus antisémites d’Europe, montrent les enquêtes sur l’antisémitisme). Les dirigeants britanniques, français, espagnols, irlandais seraient heureux que Binyamin Netanyahou soit battu aux élections du 27 octobre en Israël, et préféreraient un gouvernement de centre gauche (plus malléable qu’un gouvernement Netanyahou) dirigé par Gadi Eisenkot, allié de Naftali Bennett et de Yair Lapid, qu’on a déjà vu à l’œuvre, hélas, et avec les Démocrates, le nouveau nom des Travaillistes, conduits par Yair Golan, un homme qui a osé dire en 2016 la consternante phrase suivante : « S’il y a quelque chose qui m’effraie dans la mémoire de la Shoah, c’est de reconnaître les processus révoltants qui se sont déroulés en Europe en général, et en Allemagne en particulier, il y a 70, 80 et 90 ans, et de trouver des signes de ceux-ci parmi nous aujourd’hui, en 2016 ».
Israël n’a jamais été aussi impopulaire dans le monde occidental et cela est la conséquence de la propagande anti-israélienne intensive qui ne cesse d’inonder les grands médias occidentaux, et que des cinéastes Israéliens gauchistes alimentent bien trop souvent, ce qui leur vaut des prix internationaux : un film infect vient d’être primé à Venise et a valu vingt-cinq minutes d’applaudissements à ses auteurs, Yuval Abraham et Rachel Szor. Le film est une falsification et accuse l’armée israélienne de crimes et de massacres délibérés. Il utilise des gens censés être membres de l’armée israélienne, mais on ne les voit pas et leur voix est déformée : cela peut être n’importe qui. Le film est, disent ceux qui l’ont vu et qui sont dignes de confiance, une véritable incitation à la haine anti-israélienne et anti-juive, voire une incitation au meurtre de Juifs. L’armée israélienne et le gouvernement israélien dénoncent le film (Naza) et Yuval Abraham et Rachel Szor ont été menacés d’être déchus de la nationalité israélienne par un ministre israélien. Ils ne le seront vraisemblablement pas, car la procédure serait complexe. Je pense néanmoins, par principe, qu’ils devraient l’être, et vite : ils détestent tant Israël qu’ils devraient vivre le plus loin possible du territoire d’Israël et ne plus y remettre les pieds. Cela ne les empêcherait pas d’être des nuisances, mais cela en ferait au moins des nuisances non-israéliennes. Je place en illustration une photo qui montre sur un mur en Israël leurs portraits raturés en rouge par des mots les définissant comme traîtres : exactement ce qu’ils sont. Et je le dis : comment peut-on produire un tel immondice puant moins de trois ans après le massacre du 7 octobre 2023. Comment ? Il y avait peut-être encore des otages affamés et torturés au main du Hamas quand ce film a été tourné ! Ce doit être noté : le film est une production britannique, qui repose essentiellement sur The Guardian, un journal de gauche extrême très « antisioniste ». Naza n’a de sens qu’en hébreu, et est l’acronyme de Nezek Agavi (נזק אגבי), dommage collatéral. Le choix du mot ne doit rien au hasard : Naza peut renvoyer tout à la fois à Gaza et à nazi.
Israël est aimé par tous ceux qui aiment l’accomplissement et la liberté, car ce que les Israéliens ont fait de leur pays en moins de huit décennies, malgré la haine et les guerres, est absolument extraordinaire, et Israël n’a cessé d’être un pays où démocratie et liberté de choix, liberté de parole et liberté religieuse règnent. Tous ceux qui ont l’amour de la réussite et de la liberté ne peuvent qu’être amis d’Israël, qu’ils soient juifs ou non.
Tous ceux qui détestent Israël sont imprégnés de haine de la démocratie et de la liberté (c’est aisément vérifiable) et sont eux-mêmes haïssables. Ils sont, quels qu’ils soient, la lie de la terre.
Israël, dans un contexte où la haine anti-israélienne ne cesse d’exister, a besoin de dirigeants lucides et vigilants, ce qu’est Binyamin Netanyahou et ce que ne sont pas les membres du centre gauche israélien.
Israël a déjà eu un gouvernement de centre gauche dans les années récentes, et je l’ai dit plus haut, on a pu voir ce qu’un tel gouvernement a fait au pouvoir entre juin 2021 et décembre 2022.
J’ose espérer que les Israéliens tireront les leçons de leur passé proche. L’émiettement de la droite israélienne. Itamar Ben Gvir présente une liste indépendante, Bezalel Smotrich s’est allié avec Moshe Feiglin, et il présente lui aussi une liste indépendante, le général Ofer Winter a créé sa propre liste. Cela renforce mes craintes. (Je pourrais ajouter qu’il y a des gens qui prétendent être de droite et qui trahissent la droite israélienne, Naftali Bennett en fait partie, Avigdor Lieberman aussi).
En 1992, Yitzhak Rabin était arrivé au pouvoir grâce à la perte massive de voix à droite, et Yitzhak Shamir, l’un des grands premiers ministres d’Israël, avait été battu, ce qui avait permis l’émergence d’un faux processus de paix qui était en fait un processus de guerre dont les conséquences pèsent jusqu’à ce jour sur Israël (j’en traite dans plusieurs de mes livres, que j’envisage de rééditer : Comme si se préparait une seconde Shoah2, L’État à l’étoile jaune3, Israël raconté à ma fille4). J’en parle aussi dans un livre que j’entends publier bientôt, et que j’ai appelé : Eretz Israel. C’est l’un des huit livres achevés qui sont dans mon ordinateur.
Binyamin Netanyahou n’est pas irremplaçable et n’est pas éternel, non. Il a pu commettre des erreurs il y a bien des années. Il aura un successeur digne de lui, je n’en doute pas, même si ce sera difficile de trouver quelqu’un qui soit à sa hauteur de. En tout cas, nul autre dirigeant israélien aujourd’hui n’a ses qualités d’homme d’État. Nul autre n’est a même de défendre les intérêts d’Israël en un moment où le soutien de l’administration Trump à Israël n’est plus aussi solide qu’il y a quelques mois encore, où la gauche américaine est devenue islamo-gauchiste et pourrait gagner les midterms début novembre et où l’Europe est de plus en plus anti-israélienne et propalestinienne. Israël a, depuis octobre 2023, dû affronter de nombreux ennemis. Le régime iranien, qui est l’ennemi principal d’Israël, n’est pas mort et pourrait survivre. Les années qui viennent risquent d’être très turbulentes et difficiles. L’alliance entre les États Unis et Israël reste cruciale, et nul Israélien ne connait mieux la politique américaine que Binyamin Netanyahou. Nul n’a son habileté diplomatique. Il a l’immense avantage d’avoir vécu et étudié aux Etats-Unis au temps où son père, Benzion Netanyahou, ancien secrétaire du grand Zeev Jabotinsky, enseignait à la Cornell University. Je souhaite, parce que j’ai n’ai cessé d’être indéfectiblement du côté d’Israël, que Binyamin Netanyahou reste premier ministre d’Israël dans les mois à venir.
© Guy Millière pour Dreuz.com.

