Quentin : ces médias amis des milices « antifascistes »

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Certains médias montrent beaucoup de complaisance à l’égard des antifas, et notamment de la Jeune Garde.
L’opération de reprise en main du story-telling est lancée. S’ils ont d’abord traité le lynchage de Quentin, survenu jeudi 12 février en marge d’une conférence de la militante pro-palestinienne Rima Hassan à Sciences Po Lyon, par le silence et le mépris, les médias de gauche ont été contraints de changer leur fusil d’épaule à la suite de la mort du jeune homme. Difficile de continuer à invisibiliser un meurtre commenté jusqu’au plus haut sommet de l’État…
Mais cette couverture médiatique a été consentie avec une contrepartie : la réécriture du réel. Pour la plupart de nos confrères, le décès de Quentin n’est que le fruit d’une « violence politique » tous azimuts, la triste conséquence d’une banale « rixe » entre bandes rivales. La dangerosité des milices « antifa » n’est jamais soulignée. Sur le média public Franceinfo, on a même vu un « historien des radicalités politiques » prendre leur défense. « Dans ce qui est pointé par l’extrême droite identitaire actuellement, c’est la Jeune Garde autour de la figure de Raphaël Arnault qui est député LFI, mais pour l’instant on n’en sait rien ! », a déclaré Sylvain Boulouque, samedi 14 février. Ce qu’on sait en revanche, selon cet expert, c’est que « 105 agressions de la part de l’extrême droite vis-à-vis de la gauche » auraient été recensées depuis 2010.

Le récit est limpide : il s’agit de présenter Lyon comme une citadelle assiégée par des factions néo-nazies dont les violences provoqueraient une juste réaction des résistants « antifascistes » locaux. « Lyon a été un bastion de l’extrême droite qui a empêché une partie de la gauche de s’exprimer, a ainsi poursuivi le fameux Sylvain Boulouque. Donc, depuis une dizaine d’années, il y a une contre-offensive qui se termine par des affrontements ». La violence de la gauche n’est jamais qu’une « contre-offensive », sa légitimité ne saurait être contestée.
Feu à volonté sur Quentin
Les intervenants de Franceinfo se sont montrés encore moins bienveillants envers le défunt. Ils ne savent « rien » de l’implication de la Jeune Garde, mais paraîssent autrement mieux informés quant au profil de Quentin. « Ce que l’on sait, de source sûre, c’est que Quentin faisait partie de l’Action française », a ainsi affirmé la journaliste Jeanne Baron. « L’Action française est l’une des plus anciennes écoles de formation de l’extrême droite, à la fois idéologique et militante, avec une tradition d’activisme ancienne, a ajouté le sociologue Erwan Lecoeur. Voilà le type de personnes qui sont formées. C’est un des bastions de l’extrême droite ».
A ses côtés, Sylvain Boulouque n’a pas caché ses doutes quant à l’innocence de Quentin : « A priori, quand on fait partie d’un service d’ordre, c’est qu’on vient quand même pour en découdre ou protéger. Ça veut dire qu’on sait qu’il y a un risque de violence. (…) Il est sur les lieux de la conférence, on le retrouve dans la bagarre après : ça fait quand même beaucoup d’éléments ! Et on sait qu’il appartient par ailleurs à un nombre de mouvances d’extrême droite… ». En clair, le jeune homme lynché à mort a sans doute des choses à se reprocher.

« Tout est répugnant. Y compris que ce soit avec nos impôts, a réagi sur X David Lisnard, le maire de Cannes. Qui a décidé de l’inviter ? Cette chaîne publique rend-elle des comptes au public ? N’existe-t-il pas un cahier des charges, des règles déontologiques, un ministère censé représenter le public auquel est censé appartenir le service public ? ».
Des médias complices
Cela fait en réalité de longues années que l’espace médiatique passe sous silence la violence des groupes dits « antifascistes ». Les journalistes étant généralement de gauche, ils voient avec les yeux de Chimène toutes les organisations pouvant nuire à la droite. Les moyens mis en œuvre leur importent peu. On dénombre des articles positifs voire élogieux à l’endroit de la Jeune Garde dans Le Monde, le HuffPost, ou encore dans Blast. On peut lire une tribune contre la dissolution de cette même milice dans L’Humanité, un appel de France Culture à s’élever contre « le vide du fascisme » et à « créer du dissensus, monter des barricades, reprendre le terrain de l’actualité politique ».
Comme souvent, c’est l’audiovisuel public qui a poussé le bouchon le plus loin. Le 17 janvier dernier, la chaîne Public Sénat avait brossé un portrait pour le moins flatteur de Raphaël Arnault et relayé sans la moindre distance sa propagande. Il ressortait du reportage que la Jeune Garde pratiquait « l’autodéfense » face aux « groupuscules d’extrême-droite radicaux, cagoulés et armés ». Or, les propos tenus témoignaient au contraire d’un projet très offensif : « Aujourd’hui, ça va être une belle démonstration de force, haranguait alors celui qui avait déjà été condamné quelques mois plus tôt pour une agression en réunion. Normalement, les fafs vont se planquer. Et il va falloir faire résonner les rues de Lyon… »


En 2019, la chaîne France 3 avait consacré un autre sujet louangeur aux « antifascistes » et leur résistance « face à l’avancée des groupes d’extrême droite dans les anciens bastions de la gauche ». Le reportage avait été tourné à Toulouse, en marge d’une conférence animée par Bruno Gollnisch, ancien vice-président du Front National. Après avoir cherché en vain à « empêcher » le rassemblement, les nervis d’extrême gauche s’étaient massés aux alentours afin de ficher les participants. « Le but : compter et identifier les participants à l’événement », expliquait tranquillement le journaliste de France 3, sans y voir le moindre problème. Celui-ci était également allé à la rencontre d’un militant communiste qui avait créé une section locale « antifasciste ». « Une organisation qui propose des initiatives populaires et à la fois d’actions directes, quand il le faut… », glissait le jeune activiste, à deux doigts de revendiquer ouvertement le recours à la violence.

Au lendemain du meurtre de Quentin, il serait fort légitime de s’interroger sur la responsabilité de ces journalistes qui couvrent et blanchissent les agissements des milices d’extrême gauche depuis de trop longues années. Cette complicité est d’autant plus scandaleuse lorsqu’elle provient d’antennes publiques, financées par les impôts des Français. Hélas, alors que les lièvres levés par la commission d’enquête sur la neutralité toute relative de France TV et Radio France se multiplient, la ministre de tutelle de ces médias, Rachida Dati, continue de clamer que « l’audiovisuel public français doit être préservé ». Il serait peut-être temps, au contraire, de le privatiser.
Source
https://www.bvoltaire.fr/

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