Saint-Denis : Danièle Obono accuse la Licra de participer au «harcèlement négrophobe» de Bally Bagayoko
La députée LFI de Paris a pris la défense du maire de Saint-Denis après une mise en demeure adressée à la municipalité par la Licra concernant l’utilisation du logo de la ville. Une affaire qui ravive les tensions entre l’association antiraciste et plusieurs figures de La France insoumise.
Nouvel épisode dans les relations déjà tendues entre La France insoumise et la Licra. La députée Danièle Obono a accusé jeudi l’association antiraciste de participer au « harcèlement politique négrophobe » visant Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis. « La Licra, jadis estimable association antiraciste, participe au harcèlement politique négrophobe de Bally Bagayoko, maire Insoumis de la 2e plus grande ville d’Île-de-France. Quelle déchéance ! » a écrit l’élue sur le réseau social X.
La réaction de la députée intervient après la publication d’un message du maire de Saint-Denis dénonçant une mise en demeure adressée à la municipalité par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). L’association demande à la ville de cesser d’utiliser son logo actuel, estimant qu’il pourrait être confondu avec le sien. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, Bally Bagayoko souligne que le logo contesté n’a pas été adopté par son équipe municipale mais par la précédente majorité socialiste.
« Ce logo n’est pourtant pas le nôtre : il a été choisi il y a plusieurs années par la précédente municipalité, de sensibilité socialiste. Ni elle, ni la ville depuis, n’avaient jamais été inquiétées sur ce sujet », écrit-il. L’élu s’interroge sur le calendrier de cette démarche. « Curieusement, c’est donc sous notre mandature que ce risque de confusion, resté invisible pendant des années, devient soudainement insupportable », poursuit-il.
Selon l’élu, la mise en demeure pourrait avoir des conséquences financières importantes pour la commune, puisqu’elle impliquerait de modifier l’ensemble de la signalétique municipale. Bally Bagayoko dénonce aussi ce qu’il considère comme un « traitement à deux vitesses » entre son équipe et l’ancienne majorité socialiste. « Je m’étonne de ce traitement à deux vitesses. Quand la précédente équipe municipale pouvait utiliser ce logo en toute tranquillité, la nôtre devrait aujourd’hui en assumer, dans l’urgence, le remplacement et son coût », écrit-il. Avant de conclure : « Saint-Denis ne se laissera pas intimider. »
Source Le JDD

