Spoliations, filières d’évasion, SS : l’accablant dossier des comptes nazis du Credit Suisse

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Une enquête indépendante menée par l’avocat Neil Barofsky dévoile l’ampleur de la collaboration entre Credit Suisse et le régime nazi. Entre comptes gérés pour la SS et aide à la fuite vers l’Argentine, la banque suisse fait face à ses responsabilités devant le Sénat américain.
Le scandale de la collaboration bancaire suisse avec le régime nazi s’ouvre sur un nouveau chapitre, bien plus vaste que les précédents. Neil Barofsky, l’enquêteur indépendant chargé de passer au crible les archives de Credit Suisse, a présenté devant le Sénat américain des conclusions qui montrent que ce ne sont pas 14 comptes suspects, comme affirmé dans les années 1990, mais 890 comptes liés à des membres du parti nazi qui ont été identifiés au sein de l’établissement zurichois.
Les détails de ces investigations, consignés dans une déclaration de 75 pages, révèlent une intimité structurelle avec l’appareil de terreur du IIIe Reich. Parmi les titulaires de ces comptes figurent le ministère allemand des Affaires étrangères de l’époque, un fabricant d’armes nazi, ainsi que le bras économique de la SS. L’enquête démontre que la banque ne s’est pas contentée d’héberger ces fonds : elle a activement pratiqué le transfert forcé d’avoirs appartenant à des clients juifs vers des banques affiliées au régime hitlérien.
Logistique de l’évasion vers l’Argentine
L’implication de Credit Suisse dépasse le cadre du financement de la guerre. Neil Barofsky a mis au jour des preuves suggérant que l’établissement a facilité la réinstallation de fonctionnaires allemands en fuite en Amérique du Sud après 1945. La banque aurait notamment loué un bureau et fourni des services bancaires à une agence gouvernementale argentine dont la mission consistait à organiser l’exil des criminels de guerre. Ces « ratlines » financières auraient permis aux dignitaires du régime de mettre leurs actifs à l’abri tout en échappant à la justice des Alliés.
Source
https://www.latribune.fr/

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5 Commentaires

  1. David 92 dit :

    Rien d’étonnant… Ne soyons pas naïfs.
    La SUiSSE était loin d’être « neutre » pendant la guerre.
    On ne sait pas tout hélas

  2. bensoussan jean joseph dit :

    La suisse,c’est bien connu,a toujours eu un rapport privilegié avec les nazis,leurs collaborateurs, les voleurs et spoliateurs de tout poil.Attendons le resultat de l’enquête qui va être riche en rebondissements. joseph

  3. benjamin dit :

    et ne pas oublier le banquier suisse du FPLP!qui a financè des attentats !je crois qu il sappelait genoud !il etait tres proche des terroristes palestiniens !tres antisèmite !!

    • liguedefensejuive dit :

      François Genoud, né le 26 octobre 1915 à Lausanne et mort le 30 mai 1996 à Pully, est un banquier suisse. Il a été proche du national-socialisme allemand et a été le détenteur des droits d’auteur de Hitler et de Goebbels.

      Il a été aussi proche des mouvements de libération nationale du monde arabe et a joué un rôle important dans le soutien apporté aux luttes algérienne et palestinienne. Il a notamment géré les fonds du FLN par le biais de la Banque commerciale arabe à Genève, offrant un refuge ainsi que des ressources matérielles. Par ses activités et son implication dans les milieux nationalistes arabes, il a été au centre des réseaux transnationaux, faisant office de pivot entre les mouvements arabes et ceux qui les soutenaient en Europe, qu’ils aient été d’extrême droite ou d’extrême gauche, comme notamment les terroristes Carlos ou Bruno Bréguet

  4. David 92 dit :

    Une devise en 68 en FRANCE : » faites l’amour…pas la guerre »
    En SUISSE : « prenez l’oseille…pas la guerre ».
    C’est plus facile quand on se dit « neutres » et qu’on collabore avec les nazis et les terroristes.

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