Tags antisémites et anti-police dans cette ville de l’Oise : les auteurs identifiés

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L’affaire avait suscité une vive émotion début juillet. Plusieurs tags antisémites et anti-police avaient alors été découverts rue des Réservoirs, à Compiègne.
La nuit du 10 au 11 juillet, des insultes peintes à même la chaussée, rue des Réservoirs, à l’angle de la place Carnot, avaient choqué les habitants de Compiègne (Oise). « Israël FDP », « ACAB » pour « All Cops Are Bastards » (« Tous les policiers sont des salauds » en français, Ndlr), ou encore « Compiègne FDP » pouvait-on lire à même la route.
Deux jeunes femmes de 18 et 19 ans interpellées
La Ville de Compiègne annonce aujourd’hui que les personnes à l’origine de ces tags antisémites ont été identifiées. Il s’agit de deux jeunes femmes, âgées de 18 et 19 ans. Toutes deux ont reconnu avoir peinturluré le bitume face aux enquêteurs, et mis leurs actes sur le compte de l’alcool.
« L’état d’ébriété invoqué ne saurait en aucun cas justifier de tels agissements », agite d’emblée le maire (LR) de la commune, Philippe Marini, qui « condamne une nouvelle fois avec la plus grande fermeté ces inscriptions antisémites et les insultes visant les forces de l’ordre ». « Elles n’ont pas leur place à Compiègne », ajoute-t-il.
Ce sont les images de vidéosurveillance qui ont permis de retrouver les auteures de ces tags.
Le maire y voit une preuve de l’efficacité du Centre de Supervision Intercommunal.
Au lendemain des faits, certains s’interrogeaient sur l’utilité de notre dispositif de vidéoprotection, estimant notamment que la caméra était mal placée ou qu’elle ne fonctionnait pas. Les faits démontrent aujourd’hui le contraire : les images ont contribué à l’identification des auteures, aux côtés du travail des enquêteurs.
Philippe MariniMaire (LR) de Compiègne
L’élu répond ici aux critiques amorcées par l’opposition emmenée par Sophie Schwarz lors de la commission des faits.
Celle qui avait poussé l’édile compiégnois à un second tour lors des municipales avait rappelé, à bon entendeur, que des caméras de vidéosurveillance se trouvaient place Carnot, « dans l’axe direct de cette rue ».
Un préjudice évalué à 1 400 euros
La Ville de Compiègne, à l’origine de la plainte, a évalué son préjudice à près de 1 400 euros, un montant comprenant notamment les frais d’effacement des inscriptions, qui ont nécessité la mobilisation des services municipaux, l’utilisation d’une laveuse et pas moins de 800 litres d’eau répandus sur la chaussée. Un coût conséquent pour faire disparaître quelques slogans injurieux.
Source

https://actu.fr/hauts-de-france/compiegne_60159/tags-antisemites-et-anti-police-dans-cette-ville-de-l-oise-les-auteurs-identifies_64637257.html

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