VIDEO-Mobilisations lycéennes : la justice saisie après des propos antisémites à Carpentras
Les violences urbaines survenues à Carpentras ce jeudi 1er octobre, en marge des manifestations lycéennes, se sont accompagnées de propos hostiles à Israël et aux Juifs.
En 2026, la sacro-sainte « convergence des luttes » se teinte souvent des couleurs du drapeau palestinien. Et, çà et là, de nuances d’antisémitisme. Cette semaine, la mobilisation lycéenne s’est accompagnée de violences urbaines et d’une radicalisation de la contestation, comme en témoigne l’apparition de déclarations à caractère antisémite chez des manifestants.
Ce jeudi 1er octobre à Carpentras (Vaucluse), des protestataires ont lancé des propos hostiles à Israël et aux Juifs. Sur une vidéo amateur, largement relayée sur les réseaux sociaux, on aperçoit un groupe d’adolescents cagoulés brandir un drapeau de la Palestine sur fond d’incendie de poubelle. L’un d’eux s’écrie alors : « On a brûlé Israël ! (…) Y a un Juif ici ? Je rigole ! C’est qui les Juifs, on le (sic) piétine ! »
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Des propos antisémites sont scandés lors d’un blocus de lycée à Carpentras, où un drapeau palestinien est brandi : « On a brûlé Israël ! C’est qui les Juifs ? On les piétine ! » https://t.co/JpKi3MybWd
— Bastion (@BastionMediaFR) October 1, 2026
La vidéosurveillance a permis d’identifier plusieurs responsables de ces injures. « Il est particulièrement inquiétant que de tels propos soient tenus par des jeunes âgés de 15 à 18 ans », a déploré la mairie de Carpentras dans un communiqué, ajoutant saisir la justice et condamner « fermement ces propos ouvertement antisémites et particulièrement abjects ».
L’extrême gauche aux commandes ?
« Ces éléments constituent la preuve irréfutable que ce mouvement lycéen semble totalement manipulé par l’extrême gauche antisémite dans une volonté manifeste de semer le chaos », a poursuivi la mairie de Carpentras, avec à sa tête Hervé de Lépinau (RN). Le président de l’UDR Éric Ciotti a quant à lui dénoncé sur X « une fureur antisémite » qui « se déverse dans le blocus d’un lycée ». « À vomir. Blocus soutenu par LFI et ses proxys », a-t-il conclu, reprenant l’avis du renseignement français, qui estime que la mobilisation lycéenne a été organisée, entre autres, par « LFI et ses proxys ».
La cause palestinienne n’apparaît dans aucune des revendications des syndicats lycéens. Toutefois, les mobilisations lycéennes ont vu fleurir des drapeaux palestiniens et des slogans tels que « Nous sommes tous des enfants de Gaza » ou « Free Palestine ».
Source Le JDD
