Zohra Bitan (RMC) : « Ces hordes de sauvages nuisent à tout le monde. (…) Si l’on proposait à ces jeunes de retourner vivre en Algérie, pas un n’accepterait »

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Jeudi soir, la victoire de l’Algérie en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations a été assombrie par des violences et des scènes de pillages, dans plusieurs villes de France. Pour Zohra Bitan, les voyous qui ont commis ces actes profitent de la faiblesse de l’État.
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Cadre de la fonction publique territoriale et chroniqueuse aux «Grandes Gueules» de RMC, Zohra Bitan a publié Cette gauche qui nous désintègre (mai 2014, éd. François Bourin).
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FIGAROVOX.- Quelle est votre réaction, à la suite des affrontements et des pillages commis par des supporters algériens jeudi soir?
Zohra BITAN.- La victoire de l’équipe d’Algérie n’a servi que de prétexte pour ces délinquants, qui en ont fait un exutoire. Cela n’a rien à voir avec le football! Un match, ça doit être bon enfant, sportif. Ceux qui sont descendus dans la rue ne sont pas des supporters, mais des voyous. Il s’agit de jeunes qui se sont fabriqué un patriotisme en carton, complètement fantasmé, mais qui n’est pas très sérieux en réalité: si l’on proposait à ces jeunes de retourner vivre en Algérie, pas un n’accepterait. Et pour cause: c’est pas ça, l’Algérie! Je connais bien les mères algériennes, et je peux vous dire que pas une n’accepterait que son gamin se livre à de tels actes. Mais ici, ces jeunes restent impunis et profitent de la faiblesse de l’État, qui ne sait toujours pas lutter contre la délinquance tant notre complexe colonial est encore grand.
Si l’on proposait à ces jeunes de retourner vivre en Algérie, pas un n’accepterait.
Absolument, il n’y a jamais eu de violence! Les manifestants sont toujours restés exemplaires, ils observaient le silence quand ils défilaient devant les hôpitaux… Mais en France, on a accepté depuis longtemps cette délinquance. On laisse faire, car les voyous sont tout de suite excusés. Le discours victimaire empêche toute démonstration d’autorité, qui serait automatiquement vue comme une stigmatisation. Et ce sont les Français d’origine maghrébine qui sont les premiers à en faire les frais, puisque ces actes de délinquance portent préjudice à leur intégration. Ces hordes de sauvage nuisent à tout le monde. Et ce n’est pas nouveau! Tant que l’État restera impuissant, et que l’impunité sera la règle, rien ne changera.
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Pour la demi-finale dimanche, jour de la fête nationale en France, l’État doit-il prendre des mesures d’exception?
Mais évidemment! Soit on autorise des rassemblements si on a les moyens de les contenir, soit on reconnaît qu’on n’a pas les moyens et dans ce cas on interdit l’accès de certaines avenues aux supporters. Quoi qu’il en soit, il faut lancer un appel aux parents, c’est à eux de responsabiliser leurs enfants.
Ces délinquants, vous les connaissez bien puisque vous les fréquentez depuis des années grâce aux associations de quartier. Qu’aimeriez-vous leur dire?
On ne combat pas l’injustice par le chaos et la haine.
D’avoir honte! D’un côté ils pleurent et se considèrent comme des victimes, et de l’autre, ils donnent tous les ingrédients pour entretenir la suspicion. On ne combat pas l’injustice par le chaos et la haine. Et puis, ils adoptent toujours l’identité qui les arrange: un jour Français, le lendemain Algériens, un autre jour encore musulmans… Personne ne leur a demandé d’aller casser les boutiques des Champs-Élysées. S’il y a un retour de bâton, ils ne pourront s’en prendre qu’à eux.
Ce qui est insupportable, c’est le traitement de faveur qui leur est fait! Quand on est blanc, on n’a pas de circonstance atténuante, alors que si l’on est issu de la diversité, vous avez droit à toutes les excuses du monde. Il faut que cela s’arrête: on doit exiger de tous le même sens des responsabilités, la même exigence. C’est comme cela qu’on construit une communauté nationale. L’égalité des citoyens devant la loi n’est pas négociable. La délinquance doit être réprimée avec la même sévérité, d’où qu’elle vienne. Appliquons aux supporters algériens le même traitement qu’aux «gilets jaunes»!
Source :

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/zohra-bitan-ces-sauvages-nuisent-a-tout-le-monde-y-compris-aux-franco-algeriens-20190712

happywheels

16 Commentaires

  1. Capou simon

    13 juillet 2019 at 16 h 34 min

    Bonjour. Quand j’ais twiter a Mr Macron que les algeriens cerait mieux en algerie pour construire leurs pays que en france, j’ais été bloqué.

    • vrcngtrx

      14 juillet 2019 at 8 h 41 min

      LOL

  2. sté aspic records

    13 juillet 2019 at 16 h 36 min

    la paix sociale mon cul !!!! olivier

  3. Franccomtois

    13 juillet 2019 at 16 h 48 min

    Biensûr que pas une de ces racailles d´origine algerienne et francais de papier n´accepterai de prendre la direction de l´Algérie pour y vivre.La soupe est vraiment trop bonne chez les « trop bon trop con ».De plus lorsqu´il parte au pays d´origine les 3/4 se conduisent comme des crapules.Finalement ils ne sont bon pour personne si se n´est pour la zonzon.
    Je plains trés sincerement les personnes d´origine du Maghreb qui sont peinard d´avoir de tels pendard á qui malheureusement ont les identifie.
    Le ménage va être ardu mais il va falloir s´y prendre le plus tôt possible sinon nous allons passer des ordures jusqu´au cou aux ordures par dessus la tête.

  4. josué bencanaan

    13 juillet 2019 at 17 h 06 min

    En Algérie c’est la misère, ils preferent rester en france et rien foutre, la au moins ils sont payer.
    Je vie dans un quartier ou ils sont en majorité, trafic en tout genre, réglement de compte….Dans leur pays de con ils n’oseraient pas faire ca.
    La France est un paradis pour eux, laxisme de la justice et police inéficace.

    Ce sont des nuisibles, des parasites, qu’ils prennent exemple sur les tunisiens ou marocains qui eux en grande parties respectent les lois de la republique.

    Quand j’aurai le temps je vous raconterai ce que j’ai vue et vécu ces 15 dernières années a Marseille, Marine LEPEN avait raison, ils se comportent comme les nazis durant la dernière guerre et encore je suis gentil.

    • vrcngtrx

      14 juillet 2019 at 8 h 46 min

      « qu’ils prennent exemple sur les tunisiens ou marocains qui eux en grande parties respectent les lois de la république »
      rien à branler des lois de la ripoublique : qu’ils respectent le peuple autochtone qu’ils colonisent et remplacent et qu’ils se cassent dans leurs bleds puisqu’ils ont tant voulu leur indépendance !

  5. Franccomtois

    13 juillet 2019 at 17 h 09 min

    Tient pour donner une autre image de l´Algérie que les têtes de con racailleux une jolie Video de:

    Reinette l’Oranaise – Nhabek Nhabek [Jewish-Arab music from Algeria]
    https://youtu.be/sGtevtVQqQg

    MON DIEU QUE C´EST BEAU!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • liguedefensejuive

      13 juillet 2019 at 18 h 17 min

      Reinette l’Oranaise ou Reinette el Wahrania de son vrai nom Sultana Daoud (en arabe : سلطانة داود) est une chanteuse et une compositrice judéo-algérienne d’expression arabe, parfois française, née en 1918 à Tiaret (Algérie) et décédée le 17 novembre 1998 à Paris.
      Elle fut pendant plus d’un demi-siècle une digne représentante du folklore oranais, du houzi et l’auteur de compositions constamment réactualisées.
      Sa force de travail, son talent, son œuvre originale et sa bonne humeur l’ont menée à se faire apprécier, au-delà du public juif et arabophone, et fait redécouvrir en France les beautés de la musique arabo-andalouse.
      Reinette est née à Tiaret. Atteinte de cécité à l’âge de deux ans, à la suite d’une variole mal guérie1, Reinette fréquente l’école des aveugles d’Alger et apprend le braille et le cannage des chaises. Mais sa mère refuse qu’elle continue à exécuter ce travail qu’elle juge ingrat et qui lui abîme les doigts.
      Elle intervient alors auprès de Messaoud Médioni, dit Saoud l’Oranais1, un juif séfarade et chanteur violoniste virtuose du style houzi, qui tenait un café à Oran1 (rue de la Révolution), – qui était le rendez-vous de tous les mélomanes, les musiciens, les paroliers et les vedettes locales (les théâtres étaient sous contrôle des autorités et interdisaient à cette époque toute expression arabe) – pour que le maestro initie Reinette à l’éveil de la musique arabo-andalouse1. Il l’accueille chez lui et la surnomme Reinette1.

      Il en sort quelque temps après un 78 tours, que plus tard Reinette ose à peine écouter à cause des fautes de diction. Elle intègre l’orchestre du maestro1, tout en se familiarisant avec les instruments de musique. Après la darbouka, elle s’initie au mandole puis à l’oud pour s’accompagner au chant et également se constituer un riche répertoire de textes et composer des mélodies puisées dans la tradition musicale oranaise. En 1938, Saoud Médioni émigre en France pour monter un café musical à Paris. La vie de ce dernier se termine en déportation sous la barbarie des nazis1. À l’âge de 26 ans, elle commence une carrière fulgurante. Elle réalise des prestations bi-hebdomadaires à Radio-Alger1 qui diffuse les meilleurs artistes du chaâbi algérois et du répertoire andalou. Elle devient alors une chanteuse réputée1.
      Elle est accompagnée de musiciens tels que le virtuose Mustapha Skandrani au piano, Alilou à la darbouka, Abdelghani Belkaïd au violon. Elle interprète à l’instar des plus grandes voix de la chanson populaire et de la musique savante du Maghreb : Fadela Dziria, Meriem Fekkaï, Alice Fitoussi, Zohra El-Fassia, Abdelkrim Dali, Dahmane Ben Achour1. Reinette l’Oranaise accompagne le maître du chaâbi, Hadj El Anka1.
      Elle continue à exercer son art musical à l’occasion de fêtes juives et musulmanes, mariages, circoncisions, anniversaires1. Comme juive séfarade, elle est même autorisée à chanter dans un orchestre d’hommes. Son nouveau maître de chant, le cheikh Abderrahmane Belhocine, lui donne des cours d’arabe classique et lui fait travailler la diction.
      Comme la plupart des Juifs d’Algérie (plus de cent mille), Reinette quitte l’Algérie en 1962. Commence alors pour elle une longue période de repli, quasi d’oubli et de grande solitude. En 1985, Reinette, à l’approche de ses 70 ans, ne songe plus qu’à cultiver ses souvenirs. Il faudra toute la ténacité de Hoummous, alors journaliste musical à Libération, grand fan de Reinette, et l’appui d’une génération de mélomanes français pour la convaincre de remonter sur scène.
      En 1987, elle tourne un film court musical : « Amours éternelles » , avec le grand pianiste algérien Mustafa Skandrani (sélection au Festival International du film de Cannes).
      En 1991, Jacqueline Gozland lui consacre un long métrage documentaire : « Le port des amours « 2 co- produit et édité par la chaîne de télévision ARTE. Une amitié se noue entre elles.
      En 1995, Reinette l’Oranaise vit en banlieue parisienne, aux côtés de son époux, Georges Layani1, un percussionniste. Elle est alors couronnée par l’Académie Charles-Cros et est reconnue par les Algériens de la tradition du style houzi.
      Devenue une légende de la chanson judéo-arabe, sa voix s’éteint à Paris, le 17 novembre 1998 à l’âge de 83 ans. Son corps est inhumé au cimetière israélite de Pantin1.

    • josué bencanaan

      13 juillet 2019 at 18 h 47 min

      Mon epouse la connaissait tres bien, une amie de sa famille

  6. Paul06

    14 juillet 2019 at 9 h 03 min

    Ils aiment tant l’Algérie. Qu’ils y aillent et n’en reviennent jamais

  7. vrcngtrx

    14 juillet 2019 at 9 h 34 min

  8. josué bencanaan

    14 juillet 2019 at 11 h 25 min

    Ce soir je monte la garde devant mon véhicule, et gare aux connards qui s’approche, plusieurs de mes amis seront devant leurs boutiques ou biens, que l’Algérie gagne ou perde, il y aura du barrouf.
    Dans ma rue 50 % de gitans et 50 % de clandestins algériens, bref su sport a venir

    Et surtout allé le NIGERIA

  9. jacko lévy

    14 juillet 2019 at 19 h 35 min

    pour notre Ami franc-comtois, une autre grande dame de la chanson , la juive Line Monty

    https://www.youtube.com/watch?v=9YSodf1I45I

    enjoy!

    50 ans plus tard elle fait vibrer ses auditeurs

    • liguedefensejuive

      14 juillet 2019 at 19 h 46 min

      Line Monty (née Éliane Serfati à Alger en 1926 et décédée à Paris en août 2003) est une chanteuse juive d’Algérie. On lui doit des standards comme Ana louliya, Ektebli chouiya, Ana ene hobbek, Berkana menkoum, Khadahtini (Tu m’as trahi), Alger, Alger, Laissez moi vivre, Ma guitare, mon pays, Ya oummi. Le répertoire de Line Monty comprend des styles variés comme le chaâbi, des rumba francarabes très populaires. L’Orientale est une chanson rendue célèbre par Line Monty.
      Biographie

      Née dans une famille de mélomanes algérois, qui appréciait autant le registre traditionnel algérien que la mélodie occidentale, elle est donc tout aussi attirée par la chanson réaliste française (Damia, Marjane, Édith Piaf) que par les mélodies orientales d’Oum Kalsoum ou Mohammed Abdel Wahab.

      Après des cours de chant et de diction, elle se lance, et récolte rapidement une moisson de succès. Avec sa diction impeccable et sa voix chaude (pimentée de mélismes qui révèlent aux amateurs une ascendance méditerranéenne), elle renouvelle le genre réaliste dans la lignée de chanteuses comme Damia ou Marjane.

      Elle obtient le prix Édith Piaf, puis le premier prix de l’Olympia, accumule les tubes dans les music-hall et dans les cabarets des quartiers chics. Elle défend ainsi les couleurs de la chanson française dans le monde entier, Canada, États-Unis (à New York, elle tiendra un club en vogue pendant une dizaine d’années), Amérique Latine, Allemagne, Hollande et Moyen-Orient.

      En Égypte, son ami Farid El Atrache lui fait répéter une de ses compositions et les Égyptiens, ignorant qu’elle possède aussi cette culture écoutent « la Française qui chante si bien l’arabe ». Oum Kalsoum et Mohammed Abdel Wahab se déplacent.

      Sa carrière bascule lorsqu’un ami lui propose L’Orientale (composée par Youssef Hagège), un morceau « francarabe » et, séduite par ses nuances, elle l’enregistre et en fait un titre populaire, souvent repris par d’autres artistes. Ses admirateurs lui réclament de plus en plus de chansons traditionnelles algériennes et elle met un point d’honneur à aligner d’autres couplets à succès : Ektebli Chouïa (Écris-moi de temps en temps), Ana Louliya (Je suis la femme simple).

      Line Monty va réduire son répertoire français et alterner les chansons du patrimoine algérien avec de nouvelles compositions écrites sur mesure pour elle.

      Line Monty a joué son propre rôle dans le Grand Pardon 2, d’Alexandre Arcady.

      Après le décès de Line Monty en 2003, et de Lili Boniche en 2008, un documentaire historique sur les trésors de la musique arabo-andalouse et de la musique judéo-arabe intitulé Le Port des amours, fut réalisé par Jacqueline Gozland.

      Line Monty fut une véritable diva : « elle était toujours en état de grâce, sa voix féline emportait nos cœurs, élevait nos âmes et sa beauté nous laissait sans voix »a dit d’elle Youssef Hagège qui avec la complicité[pas clair]de Maurice El Medioni, fut l’un de ses auteurs favoris.

      Line Monty et Reinette l’Oranaise sont enterrées au cimetière parisien de Pantin

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    • liguedefensejuive

      14 juillet 2019 at 19 h 48 min

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      Line Monty (née Éliane Serfati à Alger en 1926 et décédée à Paris en août 2003) est une chanteuse juive d’Algérie. On lui doit des standards comme Ana louliya, Ektebli chouiya, Ana ene hobbek, Berkana menkoum, Khadahtini (Tu m’as trahi), Alger, Alger, Laissez moi vivre, Ma guitare, mon pays, Ya oummi. Le répertoire de Line Monty comprend des styles variés comme le chaâbi, des rumba francarabes très populaires. L’Orientale est une chanson rendue célèbre par Line Monty.

    • Franccomtois

      14 juillet 2019 at 20 h 37 min

      jacko je te remercie pour ce lien,Line Monty,René Perez et bien d´autres rendent mes fins de journées douce et ensoleillé.J´aime beaucoup Robert Castel en tant qu´acteur et sur le tard qu´il est un homme de musique de grand talent.

      Extrait fantastique d´un film avec Robert Castel:
      Robert Castel – 1981 – Le bahut va craquer
      https://youtu.be/mFwB2Xh2akA

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