Attentat raté près de Notre-Dame de Paris : la franco-algérienne Inès Madani condamnée en appel à 30 ans de réclusion

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Clap de fin au procès en appel des «bonbonnes de gaz», cinq ans après un attentat raté près de Notre-Dame de Paris. Ce lundi, Inès Madani a été condamnée par la cour d’assises spécialement composée à trente ans de réclusion criminelle. Une peine assortie d’une période de sûreté des deux tiers, conformément aux réquisitions de l’avocat général.
Lors du premier procès, qui s’était tenu en septembre-octobre 2019, la jeune femme avait été condamnée à trente ans de réclusion. Les sept autres accusés, cinq femmes et deux hommes, avaient écopé de peines allant de trois ans de prison avec sursis à la réclusion criminelle à perpétuité. Seuls Inès Madani et un jeune homme nommé Mohamed Lamine Aberouz avaient fait appel et étaient donc rejugés en ce printemps 2021.
Vendredi 4 juin, l’avocat général avait requis la peine maximale de cinq ans de prison à l’encontre du Franco-Marocain. Jugé pour «non-dénonciation de crime terroriste», ce dernier, par ailleurs mis en examen dans l’affaire de l’attentat de Magnanville, clamait son innocence depuis le début de la procédure.
Ce lundi, la cour d’assises spéciale a là aussi suivi les réquisitions du ministère public en prononçant une peine de cinq ans d’emprisonnement. «La juridiction a été totalement hermétique à nos arguments juridiques», a déploré auprès du Figaro Me Vincent Brengarth, l’avocat de Mohamed Lamine Aberouz, quelques minutes après le verdict. «Nous allons former un pourvoi en cassation.»
Lors de son réquisitoire, l’avocat général avait également réclamé trente ans de réclusion, assortis d’une période de sûreté des deux tiers, à l’encontre de la Franco-Algérienne. Cette dernière était accusée d’être impliquée dans une tentative d’attentat à la voiture piégée dans le 5e arrondissement de la capitale, puis d’avoir menacé un policier avec un couteau lors de son interpellation dans l’Essonne quelques jours plus tard, le 8 septembre 2016.
Inès Madani, âgée de 19 ans à l’époque, a reconnu les faits lors de ses deux procès, mais n’en a pas assumé toute la responsabilité, mettant en cause une autre femme, Ornella Gilligmann. Celle-ci, qui renvoyait de son côté la faute sur Inès Madani, a été condamnée à 25 ans de réclusion en première instance et n’a pas fait appel. Ce deuxième procès n’a pas permis d’en savoir plus sur le rôle exact de chacune. Ce qui n’a pas empêché la justice de punir sévèrement les deux jeunes femmes.
Source :
https://www.lefigaro.fr/faits-divers/attentat-rate-pres-de-notre-dame-verdict-en-vue-au-proces-en-appel-des-bonbonnes-de-gaz-20210607

happywheels

2 Commentaires

  1. capucine dit :

    Yessss c’est une bonne nouvelle
    Elle recidivera plus pendant ces 30 ans ☺))))

  2. Franccomtois dit :

    30 ans,cela lui laissera le temps d´écrire ses mémoires d´outre-tombe!
    La peine de mort tant réclamée par certains,moi je suis contre,outre les erreurs judiciaire possible,trop rapide!
    30 ans derriere les barreaux même avec salle de sport,télé,cigarette,chichon possible parait-il,piece pour l´intimité…..c´est 30 ans sans voir un arbre,le bord de mer,les montagnes,boire un verre avec des potes en terrasse,voyager…..quoi de plus terrible?

    -Dennis Brown – Talk About Freedom
    https://youtu.be/gzDAzke2lq8

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