Le préfet des Hauts-de-Seine saisit la justice pour faire retirer les drapeaux palestiniens du fronton de trois mairies

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Nanterre, Bagneux et Malakoff ont hissé mardi le drapeau palestinien sur leur hôtel de ville, un an après la reconnaissance de l’État de Palestine par la France. Le tribunal administratif a été saisi en urgence.
Un an jour pour jour après la reconnaissance de l’État de Palestine par la France, le contentieux des drapeaux palestiniens sur les mairies repart dans les Hauts-de-Seine. Nanterre, Bagneux et Malakoff ont hissé ce mardi 22 septembre le drapeau palestinien sur leur hôtel de ville. Selon nos informations, le préfet des Hauts-de-Seine Alexandre Brugère a demandé aux trois municipalités de le retirer immédiatement et saisi dans la journée le tribunal administratif de Cergy-Pontoise de trois référés. À 16 heures, les drapeaux étaient toujours en place, les communes n’ayant pas obtempéré à la demande de retrait.
Une quatrième municipalité du département pourrait rapidement rejoindre la liste. À Gennevilliers, une levée du drapeau palestinien est annoncée à 18h30 sur le parvis de l’hôtel de ville. Une publication diffusée quelques jours plus tôt par Gennevilliers Insoumise relaie l’appel du comité France-Palestine, qui indique que «le maire et la municipalité» hisseront à nouveau le drapeau, un an après la reconnaissance française.
Le 22 septembre 2025, Emmanuel Macron avait annoncé devant les Nations unies que la France reconnaissait officiellement l’État de Palestine. L’an dernier déjà, plusieurs municipalités avaient choisi de pavoiser leur mairie à cette occasion, donnant lieu à une série de recours préfectoraux.
Un recours examiné sous 48 heures
Le préfet utilise cette fois la procédure dite du «référé neutralité». L’article L.2131-6 du Code général des collectivités territoriales lui permet de demander en urgence la suspension d’une décision municipale susceptible de «porter gravement atteinte aux principes de laïcité et de neutralité des services publics». Dans ce cas, le tribunal administratif doit se prononcer sur la suspension dans un délai de 48 heures.
Sur le fond, le Conseil d’État juge que «le principe de neutralité des services publics s’oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d’opinions politiques, religieuses ou philosophiques». Cette règle, consacrée par le Conseil d’État dans un arrêt de 2005 concernant la commune de Sainte-Anne, a ensuite été appliquée en 2025 à plusieurs affaires de drapeaux palestiniens sur des bâtiments publics.
En 2025, plusieurs décisions ont ainsi considéré que l’installation d’un drapeau palestinien sur un bâtiment public pouvait, selon son contexte, traduire une prise de position politique sur le conflit israélo-palestinien. En octobre, le Conseil d’État avait notamment confirmé la suspension d’un pavoisement à Bagnolet malgré l’argument de la commune selon lequel la France venait précisément de reconnaître l’État de Palestine.
À Nanterre, une initiative politique assumée
À Nanterre, le sens donné au pavoisement a le mérite de ne pas laisser place au doute. Dans une vidéo publiée mardi matin sur les comptes Instagram de la ville et du maire Raphaël Adam (Divers gauche), le drapeau palestinien apparaît sur l’hôtel de ville, sur fond musical d’une chanson patriotique palestinienne. Le texte accompagnant la publication rappelle l’anniversaire de la reconnaissance française et appelle Paris à aller plus loin. «La France doit exiger des sanctions contre le gouvernement israélien», écrit notamment le maire, qui réclame également l’arrêt de certaines ventes d’armes et affirme que le soutien de Nanterre au peuple palestinien va «s’amplifier dans les prochaines semaines».
Un rassemblement doit également se tenir à 18h30 sur le parvis de la mairie. L’Association France Palestine Solidarité de Nanterre avait annoncé dès la semaine dernière que la ville hisserait le drapeau à cette occasion et appelé les participants à réclamer des sanctions contre Israël. Le mouvement dépasse les Hauts-de-Seine. À Vénissieux, dans le Rhône, le maire LFI Idir Boumertit s’est lui aussi filmé mardi en train d’installer un drapeau palestinien sur le fronton de l’hôtel de ville, aux côtés du drapeau français. À Saint-Denis, le maire Insoumis Bally Bagayoko a lui aussi hissé le drapeau palestinien au nom de la solidarité avec le peuple palestinien.
Source Le Figaro

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2 Commentaires

  1. Massada dit :

    Comme le dit si souvent GWG à la TV, le nombre, le nombre, le nombre …..

  2. danny dit :

    Comme quoi il reste encore des préfets qui en ont ! Il faut qu’il fasse gaffe car il pourrait être muté à :
    https://i.ibb.co/b59gG6yM/mamoudzou-1986186810.png
    Rigolez-pas c’est en FRANCE … sisi ce n’est pas une blague ! Vous savez bien que la France tout comme l’Angleterre et l’Espagne ont encore des COLONIES (moins qu’avant c’est certain) > « Charité bien ordonnée commence par soi-même » !!!!!

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