LFI confie la lutte contre l’antisémitisme à Danièle Obono : quelqu’un qui sait de quoi il s’agit
LFI confie la lutte contre l’antisémitisme à Danièle Obono. Condition : ne jamais évoquer le 7 octobre.
Dans un geste que les analystes qualifient déjà de « génie politique absolu », La France Insoumise a annoncé confier officiellement la lutte contre l’antisémitisme à sa députée Danièle Obono. La réunion publique se tiendra le 19 septembre à Nice, ville connue pour son calme légendaire sur ces questions.
« Qui mieux que Danièle pour expliquer aux Juifs ce qui est vraiment de l’antisémitisme et ce qui n’est que de la légitime critique du sionisme ? » a déclaré un cadre LFI masqué d’un keffieh pour rester anonyme, avant d’ajouter : « Elle a déjà prouvé son expertise en qualifiant le Hamas de mouvement de résistance. C’est exactement le regard nuancé dont la France a besoin. »
Selon le communiqué officiel, Mme Obono présentera « l’analyse du mouvement sur l’antisémitisme » ainsi que les actions concrètes de LFI à l’Assemblée et dans les mobilisations antiracistes. Parmi les mesures qui seront probablement envisagées :
Remplacer le terme « antisémitisme » par « antisionisme légitime », bien plus précis.
Organiser des ateliers « Il n’existe pas de différence entre un Juif et un colon ».
Créer un Observatoire de l’antisémitisme dirigé par des personnes ayant déjà démontré qu’elles savent parfaitement ce qui n’en est pas.
Inviter des experts reconnus comme ceux qui crient « From the river to the sea » avec la juste intonation.
Jean-Luc Mélenchon aurait salué la décision en privé : « Il faut confier la lutte contre l’incendie aux pyromanes, car eux savent exactement où ils ont déclenché l’incendie. »
Des voix critiques ont tenté de faire remarquer qu’Obono a eu du mal à condamner clairement le massacre du 7 octobre. LFI a rapidement balayé ces objections en les qualifiant d’« instrumentalisation de l’antisémitisme par l’extrême droite et les médias dominants ».
« L’antisémitisme, c’est uniquement celui de l’extrême droite », aurait rappelé Mme Obono. « Tout le reste, c’est la légitime critique du racisme anti-palestinien. Croyez-moi, je m’y connais. »
Se référant à ses propres prises de position, elle aurait expliqué que les appels à la disparition d’Israël ne sont pas de l’antisémitisme – loin de là.
Danièle Obono a toujours fait preuve d’une neutralité absolue, concernant Israël :
Sa critique d’Israël obéit à la lecture traditionnelle anti-impérialiste et anticoloniale du conflit israélo-palestinien. Rien à dire là-dessus : Israël est un Etat impérialiste et colonial.
Dans ses descriptions, elle rapporte la vérité, toute la vérité, rien que la vérité : l’occupation, la colonisation, le siège de Gaza et l’apartheid, et elle ne reste jamais muette face aux politiques d’extrême droite israéliennes comme causes structurelles de la violence dont les juifs sont victimes.
Enfin, tout comme les médias dominants et l’ONU, elle ne qualifie pas le Hamas d’organisation terroriste, et explique que le Hamas n’est autre qu’un « acteur politique s’inscrivant dans une « résistance » à l’occupation » – ce sont leurs propres déclarations, donc il convient de leur faire confiance. Dans la même ligne, le journaliste de France 2 Charles Enderlin, qui avait révélé l’affaire al-Dura, avait répondu ceci à la question de savoir pourquoi il n’avait pas vérifié les affirmations de son cameraman, puisque lui n’était pas sur place : « Je le connais bien… il ne me mentirait pas »1
Interrogée sur la pertinence de sa nomination, la principale intéressée aurait répondu que « la lutte contre le racisme sous toutes ses formes est un enjeu stratégique ». Comme cette déclaration ne veut absolument rien dire, Obono est donc hautement qualifiée.
La réunion promet d’être un succès. Les organisateurs prévoient déjà une forte affluence… principalement composée de personnes venues vérifier si le concept de « lutte contre l’antisémitisme » avait vraiment changé de sens. Un cocktail de clôture est prévu, sous réserve que personne ne pose de questions sur le 7 octobre pendant les petits-fours.
En cas de succès, LFI envisagerait de confier prochainement la lutte contre le sexisme à un collectif d’hommes exclusivement, et la lutte contre le racisme à des gens qui comprennent que les Blancs doivent payer des réparations.
Source Dreuz
