Singapour révèle les demandes de visa de Mohammad Al-Saadi milicien pro-iranien accusé de projets d’attentats antisémites
Mohammad Al-Saadi, poursuivi aux États-Unis pour avoir planifié des attaques contre des cibles juives, avait sollicité trois visas pour Singapour en 2023 et 2024.
Un haut responsable d’une milice irakienne soutenue par l’Iran, accusé d’avoir préparé des attaques contre des cibles juives en Europe et en Amérique du Nord, avait tenté à plusieurs reprises d’obtenir un visa pour Singapour, ont révélé les services de sécurité de la cité-État.
Mohammad Baqer Saad Dawood Al-Saadi avait déposé trois demandes de visa en 2023 et 2024, mais ne s’était finalement pas rendu à Singapour, selon un rapport annuel du Département de la sécurité intérieure singapourien.
« S’il avait tenté d’entrer à Singapour, l’accès au territoire lui aurait été refusé », précise l’agence.
Les autorités singapouriennes estiment toutefois qu’Al-Saadi s’est rendu dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est au cours de cette période. Elles n’excluent pas que ces déplacements aient eu des objectifs terroristes.
« Nous ne pouvons écarter la possibilité que les voyages de Baqer dans cette région aient eu des objectifs terroristes et qu’il ait envisagé de cibler Singapour, notamment les intérêts américains, israéliens ou juifs présents sur place », indique le rapport.

Les services singapouriens affirment travailler avec leurs partenaires étrangers afin d’enquêter sur ses activités dans la région.
Al-Saadi a été identifié en mai par la justice américaine comme un haut responsable du Kataëb Hezbollah, une organisation armée irakienne soutenue par l’Iran et classée comme terroriste par Washington.
D’après les procureurs américains, il aurait dirigé et encouragé des projets d’attaques contre des intérêts américains et israéliens. Il aurait également appelé à tuer des Américains et des Juifs en représailles à la guerre contre l’Iran.
Les services de sécurité singapouriens considèrent que les activités des Gardiens de la révolution iraniens et de leur réseau de groupes armés ont accru le risque terroriste bien au-delà du Moyen-Orient.
Selon eux, cette affaire illustre la manière dont les conflits dans la région peuvent favoriser l’émergence de menaces en Asie du Sud-Est.
Source I24news

