VOL FLYDUBAI : OPPOSE AUX LIEUX MIXTES, REFUS DE SERRER LA MAIN AUX FEMMES… QUI EST HAMMAM AL-HAMMAMI, LE COPILOTE AU CŒUR DE L’ENQUETE ANTITERRORISTE ?

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Décrit comme un homme aux convictions religieuses extrêmes, Hammam Al-Hammami avait déjà attiré l’attention de ses employeurs avant d’être accusé d’avoir tenté de faire s’écraser un avion de Flydubai le 30 septembre dernier. Retour sur le parcours et le profil du copilote omanais.
Il était interdit de vol dans son pays, Oman. Mais les territoires voisins ne devaient probablement pas en être informés ou ne l’ont pas empêché de monter, mercredi 30 septembre, à bord du vol FZ 1073, reliant l’aéroport international de Dubaï à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.
Le trajet aurait pu être fatal si le pilote et les passagers n’étaient pas intervenus pour arrêter Hammam Al-Hammami, le copilote qui a tenté de faire s’écraser l’avion, dans le but de commettre un acte terroriste.
Si les enquêteurs israéliens investiguent encore sur les motivations ayant poussé le copilote à un tel geste, le profil du suspect avait, il y a quelque temps, interpellé le gouvernement d’Oman. Né d’une mère syrienne et d’un père omanais, Hammam Al-Hammami, 29 ans, avait déjà inquiété pour ses opinions religieuses considérées comme extrêmes par son pays, témoignent des collègues dans les colonnes du Times of Israel.
CONTRE LES LIEUX MIXTES, PLUSIEURS PRIERES PAR JOUR…
Le copilote «passait ses journées à prier» et refusait de «serrer la main aux femmes». Selon des tweets repérés par CNN, le suspect était opposé aux lieux mixtes, affirmant que ces derniers avaient un effet corrupteur sur les femmes.
Sur les réseaux sociaux, il y écrivait aussi que sa future épouse serait contrainte de porter le niqab, un voile couvrant l’intégralité du corps, laissant simplement les yeux dégagés. Sa compagne aurait également dû arrêter de travailler après leur mariage.
Alarmée par ces idéologies, la compagnie aérienne nationale d’Oman a préféré se séparer d’Hammam Al-Hammami en le licenciant en février 2025, selon les informations récoltées par CNN, après sept ans de service. Le copilote avait rapidement rebondi en rejoignant une autre compagnie aérienne : Royal Air Maroc en juin 2025, selon les données présentes sur son profil Linkedin identifié par le média américain. Celles-ci ont été confirmées par la compagnie aérienne à l’Associated Press.
Hammam Al-Hammami ne serait resté que quelques mois dans cette entreprise avant de la quitter. Royal Air Maroc a choisi de ne pas le garder après sa formation de trois mois, sans en évoquer les raisons.
DES PUBLICATIONS COMPROMETTEUSES
Le suspect avait alors retrouvé un autre employeur : Flydubai, firme où il a travaillé pendant huit mois avant d’attaquer mercredi son collègue pilote avec une hache dans l’intention de tuer les 174 passagers, dont 166 étaient israéliens.
Cette affaire suscite de nombreuses interrogations sur les conditions de recrutement dans les compagnies aériennes : ces dernières étaient-elles informées du motif de licenciement d’Hammam Al-Hammami ? Si oui, sont-elles passées outre ?
À l’instar de plusieurs terroristes, Hammam Al-Hammami avait, avant de monter à bord du vol FZ 1073, publié sur les réseaux quelques publications énigmatiques. Il avait notamment partagé une image générée par l’IA où étaient représentés trois lieux saints de l’Islam : la Mecque, Médine et Jérusalem. Le post était accompagné d’un poème évoquant le refus de l’humiliation, l’absence de peur face à la mort et la défense de la dignité. Il avait été publié sur Instagram mais est désormais supprimé.

Selon le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, Hammam Al-Hammami aurait subi un «endoctrinement islamiste radical» et avait «l’intention de faire s’écraser l’avion avec ses passagers».
Source Cnews

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