Elections au Japon: le parti pro-palestinien perd tous ses sièges
La première ministre sortante, soutenue par Donald Trump, a remporté une victoire éclatante.
La Première ministre du Japon, Sanae Takaichi, et sa coalition ont remporté une victoire historique lors des dernières élections parlementaires hier (dimanche).
Figure de proue de la droite nationaliste et première femme à accéder au poste de Première ministre, Takaichi a transformé l’essai électoral en un véritable plébiscite. Sa coalition détient désormais 328 des 465 sièges de la Chambre basse, une majorité qualifiée des deux tiers qui lui donne toute la liberté d’appliquer sa politique. Face à la montée des tensions avec Pékin, elle prévoit une augmentation massive du budget militaire, une stratégie déjà saluée par le président américain Donald Trump.

Le scrutin a été marqué par le naufrage des partis de gauche, mais c’est l’échec du parti Reiwa Shinsengumi qui retient l’attention en Israël. Ce parti pro-palestinien a perdu la totalité de ses 9 sièges au parlement japonais. Fondé en 2019, Reiwa s’était imposé comme la voix la plus radicale du camp progressiste. Le parti était le principal moteur des manifestations de rue dénonçant la politique d’Israël, adoptant une ligne fermement pro-palestinienne.
La Première ministre, en revanche, affiche une posture résolument proactive à l’égard de l’État hébreu, axée sur la sécurité et l’innovation technologique. Sanae Takaichi ne cache pas son admiration pour les capacités de défense israéliennes. Favorable à un renforcement de la puissance militaire japonaise, elle voit en Israël un partenaire de premier plan pour la coopération en matière de cybersécurité et de défense antimissile. Elle a réaffirmé à plusieurs reprises le droit d’Israël à l’autodéfense.
Takaichi privilégie une approche pragmatique. Pour elle, la stabilité du Moyen-Orient passe par des alliances fortes avec les démocraties technologiques. Cette vision s’inscrit dans un axe Washington-Tokyo-Jérusalem renforcé, visant à contrer les influences déstabilisatrices dans la région.
Au-delà de la géopolitique, Takaichi souhaite dynamiser les accords commerciaux avec l’Etat hébreu, notamment dans les secteurs de la haute technologie et de l’éducation. Un projet de visite officielle en Israël, accompagné d’une délégation de haut rang, est déjà au cœur de son agenda diplomatique pour 2026, signalant une volonté claire de passer des paroles aux actes.
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