Mélenchon, le rouge devenu brun : « EPSTINE, ÇA FAIT PLUS RUSSE »

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CHRONIQUE. Jeudi soir, en meeting à Lyon, Jean-Luc Mélenchon a fait rire la salle en prononçant avec rage des noms juifs. Un nouveau glissement assumé vers l’antisémitisme.
Régulièrement, le terme revient dans l’actualité politique. Il ne date pas d’hier mais du début du XXe siècle, avec l’émergence des « nationaux bolcheviks », dont la carrière a fait long feu. On retrouve des références aux « rouges bruns », en France, dans les années 1990, quand apparaissent des accointances entre les communistes et une partie de l’extrême droite, sur un thème éternel : la haine du libéralisme. Puis, en 2018, pendant le mouvement des Gilets jaunes, soutenus à la fois par le RN et par LFI, l’expression retrouve un temps une nouvelle jeunesse.
L’agression russe en Ukraine est un nouveau révélateur de ces improbables convergences. Des députés européens lepénistes, à Strasbourg, votent contre les résolutions en faveur de l’Ukraine. Jean-Luc Mélenchon, à Paris, reprend sur son blog tous les arguments de Poutine pour commenter cette guerre.
Antisémitisme rigolard
Mais jeudi soir, en meeting à Lyon, Jean-Luc Mélenchon a montré tout autre chose. Non pas une forme de convergence, sur certains sujets, avec l’extrême droite, mais la déclinaison d’un antisémitisme rigolard que n’aurait pas renié Jean-Marie Le Pen.
Certes, le chef des insoumis n’en est pas à son premier forfait. Chacun se souvient, entre autres, de son attitude après de la publication par son mouvement, en mars 2025, d’une affiche reprenant les codes antisémites des années 1930 pour caricaturer l’animateur de télévision Cyril Hanouna. Alors que ses principaux lieutenants, pourtant soucieux de leur alignement au chef, reconnaissaient une erreur, il ne concédait rien, comme s’il ne connaissait pas l’Histoire !
Toutefois, sa prestation à Lyon, en présence de quelque 2 000 sympathisants, jeunes pour la plupart, prend une autre dimension. Elle rappelle le Jean-Marie Le Pen des pires moments, celui du jeu de mots immonde « Durafour crématoire ».
Une vieille thèse complotiste
Là, l’idée consiste à faire rire une salle entière en égrenant des noms juifs, en insistant lourdement sur leur prononciation avec la bave aux lèvres. Et ce de manière totalement gratuite. Mélenchon passe en effet du non-respect du secret de l’instruction, en France, à l’affaire Epstein. Et s’exprime ainsi : « Ah… je voulais dire Epstine, pardon, ça fait plus russe, Epstine. Alors maintenant vous direz Epstine au lieu d’Epstein, Frankenstin au lieu de Frankenstein ! Eh bien voilà, tout le monde comprend comment il faut faire. »
Il reprend là une vieille thèse complotiste, relayée notamment par le négationniste multicondamné Alain Soral, selon laquelle certaines prononciations de noms juifs – notamment à l’américaine – relèveraient du camouflage et de la tromperie.
Dans l’assistance, on s’esclaffe et on applaudit, et c’est peut-être cela le plus triste. La jeunesse et les quartiers populaires, les deux cibles électorales favorites de LFI, se laissent charmer par ce sketch obscène. Son auteur a l’air tout content. Il ne semble pas avoir la moindre conscience de sa responsabilité. Or, il ne peut l’ignorer. Il a choisi.
Source Le Point

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4 Commentaires

  1. joseparis dit :

    doriochon n’a pas oublié le clin d’œil antisémite à destination de la oumma hexagonale avant le premier tour des municipales.

  2. Hérode dit :

    Jean Luc Mechancon …..je n’ose même pas faire l’anagramme de son second prénom…..

  3. Ziona dit :

    LFI tue, LFI antisemites

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