Otzma Yehudit demande la disqualification du député arabe Sami Abou Shehadeh après que ce dernier a loué l’attaque du 7 octobre
Sami Abou Shehadeh (ou Sami Abu Shehadeh) est un homme politique et historien « palestinien », citoyen d’Israël
. Il est l’actuel président du parti nationaliste arabe Balad (le Rassemblement démocratique national). Reconnu pour ses positions fermes en faveur des droits des Arabes palestiniens en Israël, il a été député au parlement israélien (la Knesset) de 2019 à 2022 sous la bannière de la Liste commune.
Abu Shehadeh est né à Lod dans une famille musulmane et a grandi à Jaffa . Il a fréquenté le lycée Terra Santa, un établissement catholique situé dans le vieux Jaffa .
Abu Shehadeh a étudié pour une maîtrise en histoire du Moyen-Orient à l’Université de Tel Aviv et a écrit un doctorat sur Jaffa en tant que centre culturel pendant le mandat britannique
lire ci-dessous l’article d’ISRaj
Une requête officielle a été déposée auprès de la Commission électorale centrale visant à disqualifier Sami Abou Shehadeh, président du parti arabe Balad.
La requête s’appuie sur deux motifs prévus par l’article 7a de la Loi fondamentale sur la Knesset concernant la disqualification de candidats qui nient l’existence d’Israël en tant qu’État juif et démocratique, et expriment un soutien à la lutte armée d’un État ennemi ou d’une organisation terroriste contre l’État d’Israël.
Le dossier de preuves déposé par les requérants repose essentiellement sur un article publié par Abou Shehadeh le 8 octobre 2023 soit vingt-quatre heures à peine après le début du massacre du 7 octobre sur le site Al-Araby Al-Jadeed, propriété d’Azmi Bishara, alors même que des terroristes du Hamas se trouvaient encore en territoire israélien. Dans ce texte, Abou Shehadeh qualifiait l’attaque du Hamas d’« événement historique majeur sur les plans militaire, politique et stratégique », ajoutant : « Si la petite Gaza assiégée a réussi à faire cela… d’autres peuvent le faire de manière plus efficace et plus simple encore. »
Selon la requête, « Abou Shehadeh a choisi de louer les actions du Hamas en plein cœur de la catastrophe nationale, et a même appelé d’autres acteurs à en tirer les leçons et à reproduire ce schéma ». Le dossier cite également d’autres déclarations attribuées à Abou Shehadeh après le massacre, dont l’affirmation selon laquelle « la véritable bataille s’est décidée le 7 octobre », l’usage de l’expression « exploit légendaire » pour qualifier l’attitude des organisations terroristes à Gaza, ainsi que la désignation des membres du commando du Hamas comme des « combattants de la résistance ».La requête évoque également des propos élogieux envers des auteurs condamnés d’attentats terroristes et une justification des émeutes arabes israéliennes de mai 2021 (« Gardiens des murailles »).
Les requérants s’appuient notamment sur les positions de l’ancienne présidente de la Cour suprême, Esther Hayut, qui avait par le passé estimé que certaines propositions de loi du parti arabe Balad constituaient une négation des valeurs fondatrices d’Israël en tant qu’État juif, ainsi que sur celles de l’ancien président de la Cour suprême, Aharon Barak, selon lequel il existe un motif de disqualification pour tout candidat accordant une légitimité ou un soutien politique à une lutte armée contre l’État. Selon les représentants d’Otzma Yehudit, ces éléments constituent la « masse critique » univoque exigée par la loi, et il n’y aurait, selon eux, plus de place après le 7 octobre pour une interprétation qui viderait cette clause de disqualification de tout contenu.
Sami Abou Shehadeh a dû s’expliquer devant la Commission électorale centrale. Dans son mémoire de réponse, il présente une série d’explications, tout en reconnaissant en définitive que sa publication constituait, avec le recul, une erreur.
Ses avocats qualifient de « désespérée et dépourvue de fondement » toute tentative de lui attribuer un soutien à la violence ou à la lutte armée. Ils présentent Abou Shehadeh comme quelqu’un qui s’est, au fil des années, opposé à la violence comme moyen politique, et affirment que les requérants n’ont produit aucune déclaration ni aucun acte établissant le motif de disqualification pour soutien à la lutte armée d’une organisation terroriste.
Abou Shehadeh explique qu’au moment de rédiger cet article, il ne disposait pas encore d’une vision complète de l’ampleur des événements, un argument central de sa défense, selon lequel ses propos doivent être lus à la lumière des informations dont il disposait à ce moment précis, et non à la lumière de ce qui a été appris par la suite. Précisons que le 8 octobre, l’étendue du massacre était déjà largement connue, le nombre d’otages ne cessait d’augmenter et tout portait à croire que le bilan et les détails de cette attaque terroriste seraient pires que ce qu’il était possible de savoir à cette date.
Ses avocats eux-mêmes ne cherchent pas à présenter la publication de cet article comme une décision heureuse. Le mémoire de réponse indique qu’Abou Shehadeh « a clairement reconnu qu’avec le recul, il estime avoir commis une erreur en le publiant », ajoutant, dans une formule plus prudente encore, que l’article « n’est pas exempt de problématique ».
Abou Shehadeh cherche également à établir une distinction entre une tentative d’interpréter les événements et un soutien à ceux-ci. Selon lui, « interpréter une réalité n’est pas la justifier », et ses propos ne constitueraient ni un éloge du Hamas ni un soutien à la lutte armée. Selon lui, l’orientation politique qu’il cherchait à promouvoir allait en réalité dans le sens inverse : retirer au Hamas la direction du mouvement et de l’initiative politique. Ses avocats affirment que le message central de l’article se trouve dans sa conclusion, à savoir le choix d’une voie politique et le transfert de l’initiative à l’Autorité palestinienne et aux pays arabes.
La Commission électorale centrale doit désormais se prononcer sur la requête déposée contre Sami Abou Shehadeh, dont la décision pourra elle-même faire l’objet d’un recours devant la Cour suprême, comme cela a déjà été le cas lors de précédents épisodes similaires impliquant le parti Balad.
Source
https://israj.media-j.com/article/69810/otzma-yehudit-demande-la-disqualification-de-sami-abou-shehadeh-apres-que-ce-dernier-a-loue-lattaque-du-7-octobre

Taqiyya oblige, c’est le parti qui vous balade. Haaretz ton char Ben-Hur !
Une longue série de saloperies depuis 2002, pas vrai Bishara ?